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Quel bilan après 3 ans de Ville 30 ?

Quel bilan après 3 ans de Ville 30km/h à Bruxelles?

Le 1er janvier 2021, rouler à 30 km/h devenait la règle générale dans les rues de la capitale. Premier impact positif: la réduction de la vitesse moyenne pratiquée. Le respect des limitations de vitesse se renforce encore en 2023. Ce qui a un effet sur la réduction des accidents graves et la diminution des nuisances sonores.

Elke Van den Brandt, Ministre bruxelloise de la Mobilité : "Une ville plus apaisée : c'est le résultat de milliers de conducteurs qui se sont adaptés à la ville 30. Moins d'accidents, moins de victimes, moins de bruit : la ville 30 rend notre ville plus agréable, plus vivable et une des pionnières en Europe, avec des villes comme comme Prague et Amsterdam qui suivent le même chemin. Merci de tout cœur aux Bruxelloises et aux Bruxellois, car c'est un effort collectif qui mène à ce beau résultat."

Le respect des limitations de vitesse se renforce

Bruxelles Mobilité réalise, depuis novembre 2020 et chaque année ensuite, des mesures de vitesse sur 80 lieux de la capitale. Les caméras sont peu visibles et toujours dissociées de points de contrôle, ce qui permet d'éviter dans les mesures le biais "je ralentis pour le radar".

Bruxelles Mobilité constate via ces chiffres une diminution visible de la vitesse moyenne sur l'ensemble des voiries, qui traduit un respect de plus en plus grand des limitations de la part des conducteurs motorisés. La Ville 30 a donc un effet bénéfique et durable partout, autant sur les voiries qui n'ont pas changé de limitation de vitesse (restées à 30 km/h ou 50 km/h) que sur celles qui sont passées de 50km/h à 30 km/h.

Moins d'accidents graves

Cette diminution de vitesse a un effet direct sur la réduction du nombre et de la gravité des accidents.

Les statistiques complètes pour l'accidentologie 2023 ne seront disponibles que fin février. Mais sur base des trois premiers trimestres de 2023 et de leur comparaison avec ceux des années précédentes, on peut déjà visualiser l'effet "Ville 30".

2023 confirme une tendance à la baisse, après deux où les chiffres ont été impactés ​ par les confinements liés à la COVID (2020-2021) ou par la reprise complète des activités (2022) où un relâchement avait été constaté en termes de sécurité routière.

Nombre de blessés sur les 9 premiers mois de l'année
Nombre de blessés sur les 9 premiers mois de l'année

Ce sont surtout les piétons (en vert) et les occupants de voitures (en bleu) qui bénéficient des nouvelles limitations de vitesse. Pour ces deux types d'usagers, on atteint le nombre de victimes le plus bas depuis 2010. Mais les blessés diminuent également parmi les cyclistes (en rose) et les usagers de trottinettes (en rouge). Après une période de forte augmentation entamée pré-COVID pour les cyclistes et durant COVID pour les utilisateurs de trottinettes, on constate une baisse notable du nombre de victimes et l'effet est encore plus remarquable quand on met ces chiffres en perspective avec la hausse importante du nombre de déplacements via ces modes de transport. En jaune les motards/motocyclistes, pour lesquels on constate également une diminution.

La ville 30 réduit le bruit et améliore la qualité de vie

Passer de 50 à 30 km/h contribue à diminuer le bruit lié au trafic routier de plus de moitié dans certains cas. ​ Les relevés effectués par Bruxelles Environnement montrent une baisse des niveaux, allant de 1,5 à 4,8 dB(A) en fonction de la période horaire considérée, de l’endroit, du type de trafic et du revêtement du sol. Limiter la vitesse permet en effet de diminuer le bruit lié au frottement des pneus sur la chaussée, mais également aux freinages et aux accélérations.

Par ailleurs, la part de Bruxellois exposés à des niveaux sonores supérieurs ou égaux aux seuils de l’OMS, l’Organisation Mondiale pour la Santé, pour le trafic routier est en diminution. L’actualisation de la cartographie du bruit routier pour l’année 2021 montre que 30% de la population est concernée, cette part était de 64% en 2016. ​ La ville 30 a donc un impact sur le bruit, tout comme, par exemple, le télétravail qui est aujourd’hui plus répandu.

Marie Poupé, experte bruit chez Bruxelles Environnement : "Cette évolution est positive pour la quiétude, la santé et le sommeil des Bruxellois. Il faut savoir en effet que le trafic routier ​ est la source de bruit qui gêne le plus les habitants de la capitale, les nuisances sonores sont aussi la 2ème cause environnementale de morbidité après la qualité de l’air. Une exposition trop importante au bruit peut provoquer des problèmes auditifs, des insomnies, des difficultés d’apprentissage et de concentration, et peut augmenter les risques cardio-vasculaires. C’est donc une question de santé publique."

De nouveaux radars bientôt installés

Le rôle des contrôles de vitesse reste essentiel, c’est pourquoi Bruxelles Mobilité installera cette année 14 radars supplémentaires, notamment avenue du Panthéon, chaussée de Ninove, avenue des Gloires nationales, avenue Woeste,... Les discussions sont en cours ​ avec les Communes et Zones de police concernées.